Se former à la kinésiologie ne consiste pas uniquement à accumuler des notions théoriques. Cette discipline demande de comprendre ses outils, d’apprendre à conduire une séance et de développer une posture professionnelle adaptée à l’accompagnement des personnes. En France, l’EKMA — École de Kinésiologie et Méthodes Associées — propose précisément un parcours consacré à l’apprentissage du métier de kinésiologue, avec des implantations à Paris, Nantes et Dijon.
Une école française construite autour de la pratique
Fondée en 1980, l’EKMA se présente comme la première école de kinésiologie créée en France. En près de quarante ans d’activité, elle a formé plus de 1 000 kinésiologues. Ses anciens stagiaires exercent dans différentes régions françaises, mais aussi dans les DOM-TOM et à l’étranger, notamment en Belgique, au Canada, en Allemagne, en Espagne, en Suisse et au Maroc.
L’école accueille chaque année plusieurs centaines de nouveaux stagiaires. En moyenne, plus de 350 personnes commencent leur formation, tandis que 60 à 80 participants vont jusqu’à la certification de kinésiologue. Le taux de réussite annoncé atteint 95 %. Ces données illustrent la volonté de l’EKMA de proposer un cursus suivi, progressif et centré sur l’acquisition réelle des compétences, plutôt qu’une simple initiation ponctuelle.
La kinésiologie est présentée comme une approche d’accompagnement qui s’intéresse aux réactions du corps, aux facteurs de stress et aux liens entre vécu émotionnel, fonctionnement cérébral et équilibre général. Elle ne se substitue pas à un suivi médical ou psychologique. Dans ce cadre, la formation prépare les futurs praticiens à utiliser les méthodes enseignées avec discernement, dans les limites de leur champ professionnel.
Les outils et les notions abordés pendant le cursus
Le programme de l’EKMA comprend une introduction à la kinésiologie et à ses principaux outils. Les stagiaires étudient notamment le principe d’asservissement, certaines notions de physiologie du cerveau ainsi que des protocoles destinés à identifier et à accompagner les situations de stress. L’objectif est de relier les connaissances à une démarche concrète : observer, interroger, tester les réponses corporelles et construire une séance cohérente.
Les enseignements ne se limitent pas à la mémorisation de protocoles. Les participants sont amenés à pratiquer en binôme, afin d’expérimenter successivement la position du praticien et celle de la personne accompagnée. Cette alternance permet de mieux comprendre le déroulement d’une séance, la formulation des questions, la précision des gestes et l’importance d’une attitude d’écoute.
Parmi les axes de travail proposés, on retrouve notamment :
- la découverte des bases et des outils spécifiques de la kinésiologie ;
- la gestion du stress et l’observation des réactions individuelles ;
- les notions liées au fonctionnement du cerveau et aux mécanismes d’adaptation ;
- l’apprentissage progressif de protocoles applicables en séance ;
- la construction d’une posture professionnelle responsable et respectueuse.
Cette place donnée à l’expérience explique pourquoi l’EKMA exclut l’idée d’une formation entièrement suivie par correspondance. Pour devenir kinésiologue, il est nécessaire de recevoir des corrections, de s’exercer avec d’autres stagiaires et de confronter ses acquis à des situations proches de la pratique professionnelle.
Un parcours flexible, organisé selon le rythme de chacun
La formation de kinésiologue s’étend sur une durée moyenne minimale recommandée de 18 mois. Toutefois, l’organisation des modules offre une certaine souplesse aux personnes qui travaillent, qui reprennent des études ou qui doivent composer avec des contraintes familiales. Chaque module étant programmé plusieurs fois, le stagiaire peut bâtir son calendrier en fonction de ses disponibilités.
Cette liberté ne signifie pas que le parcours est laissé au hasard. Elle permet plutôt d’avancer par étapes, en respectant le temps nécessaire à l’assimilation et à la répétition des techniques. Les cours et les stages constituent le fil conducteur du cursus, avec des temps consacrés à la théorie, aux démonstrations, aux entraînements et aux retours des formateurs.
Pour examiner les différentes composantes de ce parcours et les informations relatives aux écoles de Paris, Nantes ou Dijon, la présentation officielle de l’EKMA est accessible à travers https://www.kinesiologiefr.com/, qui sert de point de repère pour connaître l’organisation générale de la formation.
Un candidat peut notamment préparer son inscription en suivant plusieurs étapes :
- identifier ses objectifs, ses disponibilités et le campus le plus adapté ;
- prendre connaissance des modules, des stages, des dates et des tarifs ;
- commencer les enseignements théoriques et les exercices en binôme ;
- répéter les protocoles afin de consolider sa pratique ;
- participer à une mise en situation supervisée avant de se lancer professionnellement.
Une supervision qui rapproche l’apprentissage de la réalité professionnelle
L’un des éléments mis en avant par l’EKMA est l’accompagnement individuel pendant la formation. Le stagiaire est supervisé par un kinésiologue praticien qui le guide lors d’une séance en conditions réelles. Cette étape permet d’observer la manière dont se déroule un entretien, de mieux gérer le temps, de formuler les consignes avec précision et d’ajuster son attitude face à une personne accompagnée.
La pratique encadrée joue également un rôle dans la construction de la confiance. Elle aide à repérer les points à améliorer avant l’installation professionnelle : positionnement, clarté des explications, respect du cadre de la séance ou encore capacité à rester attentif aux réactions de l’autre. Pour l’école, cette implication personnelle est une composante indispensable de la formation d’un praticien sérieux.
Le cursus peut ainsi représenter une transformation personnelle autant qu’un apprentissage technique. Les exercices demandent de la régularité, de l’engagement et une capacité à remettre sa pratique en question. Il ne s’agit donc pas d’obtenir rapidement une méthode prête à l’emploi, mais de construire progressivement une compétence utilisable dans un cadre professionnel.
Une école en lien avec les praticiens et le public
L’EKMA ne se limite pas à ses cours. Elle entretient également un lien avec les praticiens formés grâce à l’AKME, une organisation dédiée aux kinésiologues issus de son réseau. Cet espace contribue à prolonger les échanges après la formation et à maintenir une relation entre l’école, les professionnels et les personnes intéressées par la kinésiologie.
L’école participe aussi à des événements consacrés au bien-être, comme le Salon Zen de Paris ou le Salon Zen et Bio de Nantes. Ces rencontres permettent au public de poser des questions, de découvrir les principes de la kinésiologie et d’échanger directement avec les représentants de l’établissement. Elles offrent également aux futurs stagiaires une occasion de mieux comprendre l’esprit des cours avant de s’engager.
Les informations pratiques, les lieux d’enseignement, le planning, les conditions d’accès et les tarifs peuvent évoluer selon les sessions. Un contact direct avec l’EKMA reste donc pertinent pour vérifier les prochaines dates et choisir le parcours correspondant à son projet. Avec son expérience historique, ses trois implantations et son orientation résolument pratique, l’école s’adresse aux personnes qui souhaitent acquérir une formation structurée pour exercer comme kinésiologue.
